Je lis pas mal de romans, plus que des journaux, ce qui fait que j’ai plus de héros de fiction que de héros réel, vivant ou mort. C’est déjà un aspect intéressant, je me pose en effet pas mal de question sur mon rapport à la fiction, mais là n’est pas le sujet.
Difficile de hiérarchiser mes différents héros entre eux, mais l’exercice est intéressant.
Héros de fiction
- Paksenarrion Dorthansdotter qui est l’héroïne de la trilogie The Deed of Paksenarrion de Elizabeth Moon
- Nausicaa héroïne du manga et film de Hayao Miazaki du même nom
- Kitajima Maya du manga Glass Mask de Suzue Miuchi
- Honor Harrington héroine de la série du même nom de David Weber
Héros Réels
- Sangharakshita, qui est un bouddhiste anglais, qui a été moine bouddhiste de plusieurs écoles en Inde où il a passé près de 20 ans avant de retourner en Europe où il a fondé un mouvement bouddhiste appelé « Friend of the Werstern Buddhist Order » qui existe en France sous le nom de l’Association de l’Ordre Bouddhiste Occidental.
Est-ce que ces noms vous disent quelque chose ? Pas évident à moins d’avoir lu pas mal de fantasy, science-fiction, de mangas et de s’intéresser au bouddhisme. Pour en savoir plus sur ces personnages, je vous invite à cliquer sur les liens de chacun d’entre eux, comme je n’aime pas trop présenter un livre, le lien vous emmènera soit vers l’auteur, soit vers le livre lui-même disponible totalement ou partiellement en ligne pour vous en donner une idée.
Il est intéressant de constater que j’ai beaucoup plus de héros de fiction que de héros réels ainsi que le fait que mes héros sont plutôt des héroïnes. Trois héroïnes (Paks, Nausicaa et Honor) plutôt guerrières, une passionnée (Maya). Paks est la combattante du bien contre le mal, le parfait paladin, Nausicaa se bat contre la folie des hommes pour l’harmonie entre l’homme et le monde, Honor comme son nom l’indique se bat pour l’honneur et protéger son « pays », Maya se bat pour devenir une grande actrice de théatre. Pas mal de choses peuvent être discutée à partir de l’analyse de mes héros, j’avais pensé au début de la faire sous forme de billet mais je trouve que cela ne permet pas de bien s’y retrouver. J’ai séparé mes discussions suivant les différents thèmes suivants :
Du but de la vie (8 juin 2006)
Le point commun de mes héroïnes de fiction, c’est d’avoir une cause à défendre, un but dans la vie, toutes ont une volonté bien affirmée, quasiment inébranlable qui les guide et leur permet de surmonter les épreuves (ce n’est pas tout à fait vrai pour Parksenarrion, c’est pour cela que c’est ma préférée). Ce but que j’ai cherché depuis si longtemps, mais que je ne trouve pas. Un but qui vaut la peine d’y consacrer sa vie, de la sacrifier même … Je n’y arrive pas, les buts que je trouve, que vois me semblent trop limités, trop petits. Le problème avec moi je crois, c’est que une partie de moi a un ego surdimensionné et devant lequel aucun but n’a assez de valeur pour que JE m’y consacre J à part sauver le monde. Mais c’est quoi un but qui a de la valeur ? Cela dépend des gens, pour quelqu’un qui souffre d’un manque, son but sera de le combler ; pour ceux qui ont assez, leur but sera de le rester ; pour ceux qui ont trop, leur but sera de se délester. On peut parler en terme d’argent, en terme de rapport humain. Notre vie est faite de ses petits buts auxquels on accorde une valeur temporaire (exemple : il faut absolument que je vois tel film) qui apparaissent, disparaissent au gré des circonstances. Je ne parle pas du but de la journée d’aujourd’hui (faire les courses), ni de la semaine (terminer mon rapport), ni du mois (arriver aux prochaines vacances) mais un but engloberait tout cela, tout au long de la vie. Est-ce vraiment possible ? On change tout le temps, à 20 ans, peut on avoir les mêmes buts qu’à 15 ans ? Difficilement concevable, les expériences que l’on fait nous transforme, ainsi que notre vision du monde, le monde de son coté ne reste pas inchangé. Est-ce que je poursuis un mirage alors ?
Des capacités
Regardons mes héroïnes sous un autre angle, chacune a les qualités qui la rend « parfaitement » adaptée à son objectif, Maya est une sorte de génie du théatre, Nausicaa la seule qui comprend les insectes et la forêt, Honor et Paks sont toutes deux des combattantes hors pair dans leur domaine (il vaut mieux elles vont en avoir besoin) . Evidement ce ne sont que des romans, dans la réalité, souvent on n’a pas les moyens de ses objectifs. [Avez-vous remarqué que j’ai tendance à utiliser facilement « on » ? J’essaie inconscient de généraliser mon point de vue, c’est plus facile, « on » se sent moins seul comme ça ; je ne sais pas si c’est une bonne chose de faire appel à un « inconscient collectif » que tout le monde serait censé partager, ça risque de nuire à la compréhension de mon propos, je parle de moi ou j’essaie de monter une théorie sur l’homme ? Enfin passons] L’idée c’est que le but que l’on se fixe dépend de nos capacités telles qu’on les perçoit. Maya avant de découvrir le théatre, n’avait aucun but, aucune volonté, ce n’est qu’après la découverte de ce qu’elle pouvait faire sur la scène qu’elle a développer sa vocation. Paks nous montre un peu la même chose, c’est sa confiance en ses propres capacités qui lui permet de quitter sa famille pour partir à l’aventure. C’est donc la vision de ses propres capacités qui pourrait servir de guide. Cela ne suffit pas bien sûr, si on croit que l’on a des capacités que l’on a pas, tout va s’écrouler un jour ou l’autre mais c’est un point de départ.
A la relecture, je vois bien que je ne suis pas très clair. Qu’est ce que je veux dire sur le but de la vie ? J’ai tellement de manière d’aborder le concept du but de la vie que je n’arrive pas bien à les exprimer, c’est un problème qui me tient trop à cœur. D’un côté, je suis presque convaincu que c’est une vaine quête de chercher un but pour sa vie, d’un autre côté, je veux encore essayer de trouver. Je vais m’arrêter sur ce sujet pour l’instant mais ce n’est que partie remise.